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Résumé

Titre du symposium

Ecologies of Architecture and Dance

Lieu et dates

KASK school of arts (Ghent, Belgium)
27 - 29 November 2024

Résumé du symposium

L’architecture et la danse peuvent-elles être imbriquées l’une dans l’autre ? Et si parler de l’une revenait à parler de l’autre, mais différemment ? En réunissant ces deux disciplines qui traitent involontairement des questions d’espace et de mouvement, ce symposium, dont les conférences plénières seront données par le Prof. Dr. André Lepecki (NYU Tisch) et l’architecte Dr. Salima Naji, souhaite spéculer sur la relation altérée de la mobilité et de la terre depuis la modernité. En effet, il semble que la modernité, dans sa quête de globalisation, ait rompu les liens entre le mouvement et la terre afin de contrôler cette dernière (y compris les êtres qui ne souscrivent pas au credo de la modernité). Serait-il possible de retracer le rôle et l’impact des deux disciplines dans ce processus, en abordant l’architecture et la danse comme des écologies qui « concernent les interrelations entre des êtres hétérogènes en tant que tels, sans intérêt commun transcendant, [...] ou sans compréhension mutuelle » (Stengers 91) ?

Ces écologies semblent s’être articulées autour de pratiques artistiques. Dans les années 1960 et 1970 déjà, des artistes telles que Gordon Matta-Clark et Trisha Brown se sont intéressé.e.s à la relation entre le mouvement et l’espace, créant des oeuvres touchant à la fois à l’architecture et à la danse. Iels ont ancré leur travail dans le monde dans lequel ils se déplaçaient - principalement dans des espaces non institutionnalisés - ou ont traité le «site» comme étant aussi le «contenu» de l’oeuvre (Kwon 26). Dans les pratiques architecturales, des écologies similaires peuvent être tracées entre l’espace et le mouvement. Les travaux de Juhani Pallasmaa et de Lina Ghotmeh, par exemple, affirment l’habitant.e dans sa pleine expérience multisensorielle, et le bâtiment comme faisant intrinsèquement partie de la terre, ou du site, dont il est issu respectivement. Cela donne lieu à une critique de l’héritage moderniste de l’architecture en tant que simple objet visuel délogé de ses communautés et de son environnement.

En analysant la danse in situ uniquement par rapport à des espaces alternatifs, par exemple, l’espace de la performance est réduit à un arrière-plan plat, perdant ainsi de son sens et de son importance. Ou encore, les photos d’architecture, les plans, les rendus et les croquis qui représentent à peine la vie à l’intérieur de l’environnement construit, ou ne le font que pour la compréhensibilité de l’échelle du bâti, relègue le mouvement et le contexte de l’espace à une position subordonnée. Comment, dès lors, penser ces architecturesdanses-écologies sans rompre artificiellement les relations qui les constituent ? Comment préserver la capacité des êtres hétérogènes qui s’engagent dans ces relations à demander de l’attention et, par conséquent, à insister sur leur « consistance ontologique » (Morizot 17) ?

Ecologies of Architecture & Dance I Ghent University I 2024

 

 

Investigating synergies in between dance and architecture :
pursuing the living heritage of Anna & Lawrence Halprin

In the quest of « Performative Urbanism » we believe performativity can unfold new tools
and processes for architectural and urban regeneration. Among the revendications that trigger this
approach, the first one is related to the re-engagement of bodies and situations within the creative
processes that drive the conception of architecture and cities. Indeed, traditional processes of
designing spaces are mostly a-situated and a-corporeal, rather operated from offices and behind
screens. Using performance based protocols in early stages of a project can help to reveal hidden
affordances of abandoned or unprogrammed places, enabling us to sketch out conceptual leads for
their re-appropriation and transformation. In my experimental work, I developed, from the outset of
an urban regeneration project, an inclusive, transdisciplinary, situated and embodied design process,
renewing and hybridizing methods of spatial analysis, design and programming, as well as
participation. To engage these new “practices of initialization », we’re using “scores” : a concept-tool
enabling us to share, explain and set in motion a protocol, a device or a performative creative process.
In fact, the use of performative « scores » in relation to city making originate from the 1960s, with the
collaboration of landscape architect Lawrence Halprin (1916-2009) and choreographer Anna Halprin
(1920-2021). In 2023, I conducted an investigation in California about their collaboration that I’m
currently deepening as an heritage to be shared, extended and translated into contemporary issues. To
do so, I’m currently developing, within the “Choreography+Urbanism” international group, an
experimental project called “Trans-figurations.org”, that aims to become a creative «protocol
factory», for urban regeneration processes. The digital platform will become an interactive and
collaborative map of experimental practices, sharing protocols and reflecting on the unfolding
processes of urban regeneration that would occur from it : an open source library of “scores”
dedicated to freed citizen’s creativity in urban environments.

 

Proceedings of the symposium is coming …